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Prologue

Je suis le gardien de la maison d’arrêt… du moins, je l’étais. Ici, plus de grilles qui claquent, plus de pas résonnant dans les couloirs. Le temps s’est arrêté, laissant derrière lui des murs imprégnés d’histoires, des cellules désertées, des objets oubliés—autant d’échos d’un passé révolu.

Utilisez les flèches pour avancer

Depuis 2016, la maison d’arrêt de Riom est devenue un vaisseau fantôme au cœur de la ville. Demain, elle entamera une nouvelle métamorphose : accueillir des logements, préserver sa mémoire, retrouver une place dans le tissu urbain.

Aujourd’hui, ses portes s’ouvrent à vous. Suivez-moi, et laissez-moi vous raconter ce lieu…

Chapitre 1

Parloir

Le parloir, c’était un espace à part dans la prison. Un lieu de rencontre entre le dedans et le dehors. L’unique point de contact entre les détenus et leurs proches. Je me souviens des regards, des gestes retenus, des mots échangés à mi-voix sous l’œil attentif des surveillants. Tout était codifié au millimètre : horaires stricts, distances imposées, contrôles incessants… Et pourtant, malgré tout, quelque chose passait toujours. Une main qui s’attarde une seconde de trop, un sourire esquissé au dernier moment… C’était ça, le parloir : la rencontre entre les exigences du contrôle pénitentiaire et la recherche d’humanité nécessaire à la réinsertion ; à la fois une bouffée d’espoir, le maintien des liens familiaux et un rappel implacable de la privation de liberté.

Itinéraire d'un parloir

Un parcours éprouvant

L'entrée de la Maison d'arrêt en 1942 à l'occasion du Procès de Riom : un bâtiment d'une grande rigueur et d'une grande sobriété architecturale.

Le bâtiment est appareillé d'un porche monumental néo-classique en pierre de Volvic, qui fait écho à la façade du palais de justice qui se trouve à proximité.

La Maison d'arrêt (ici en 1942) est localisée sur une grande place qu'il faut traverser pour arriver face au palais de justice.

Vue historique du parvis de la Maison d'Arrêt

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Chapitre 1

Parloirs

Vous voilà arrivés dans les parloirs de la Maison d'arrêt de Riom. Pour y accéder vous avez franchi la grande porte de la façade principale qui est orientée sur la place des martyrs de la Résistance (en limite sud de l'ancienne place aux Bois). Cette façade entre en résonnance avec celle du palais de justice. Pour faire un bref historique, il faut savoir que la maison d'arrêt de Riom a été construite par Aymon Mallay en 1860 sur 5100m2 et s'inscrit dans un rectangle occupé par 5 bâtiments séparés par une cour et reliés par une galerie. La prison s'est développée sur 2 niveaux et dispose d'une capacité d'accueil de 158 prisonniers. La maison d'arrêt a fait l'objet de plusieurs modifications telles des ajouts de cellules ou autres équipements (ateliers, gymnase...) en lieu et place des cours de promenade. L'établissement comptait une détention Hommes, une détention Femmes, et un quartier de semi-liberté mixte pour ces 2 catégories pénales. Le quartier mineur a été fermé en 2007. La maison d'arrêt était destinée à l'accueil des prévenus et condamnés à un emprisonnement inférieur à 2 ans.

Accueil des familles : la fouille
Les parloirs en 2004.

Le parloir n'a pas d'intérêt architectural. Il s'agit banalement d'une pièce où sont organisés des espaces avec des chaises et tables. Ce qui intéresse dans les parloirs c'est plutôt ce qui s'y passe, ce qui s'y joue et les conditions dans lesquelles le détenu rencontre sa famille et ses amis sous la surveillance de personnels pénitenciaires. En France, il existe plusieurs type de parloirs : le parloir "classique" (généralement le week-end) ; le parloir "avocat" où le détenu s'entretient de manière plus confidentielle son avocat, les gendarmes, ou les visiteurs de prison bénévoles ; le parloir "familial" (conçu de telle sorte qu’ils soit comparable à un logement d’habitation et adapté à la présence d’enfants en bas âge). En 1996, ont été crées les unité de vie familiale qui sont des appartements où le détenus peuvent retrouver leur famille plusieurs jours consécutifs (maximum 4 jours, une fois par trimestre).

Au-delà du lieu, le parloir est surtout un temps pour les détenus et leurs familles. Ce temps est soumis à autorisation préalable et suit un règlement intérieur.


<Informations>

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Chapitre 2

Espace Jean Zay

Cette cellule a vu passer bien des destins, mais celui de Jean Zay y a laissé une empreinte indélébile. Arrêté en 1940, à son arrivée au Maroc après la traversée du Massilia, il est condamné pour trahison et emprisonné ici. Bien qu’il fût destiné à la déportation, il purgera finalement sa peine entre ces murs, privé de liberté mais jamais réduit au silence. À l’époque, sa cellule s’ouvrait sur un espace extérieur. C’est ici que Jean Zay écrivit sans relâche, produisant des écrits majeurs, dont sa correspondance, son journal Souvenirs et Solitude, ainsi que quelques romans sous pseudonyme.

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Chapitre 2

Jean zay

Né Le 6 août 1904 à Orléans. Après de brillantes études. il devient avocat en 1928 et s'engage rapidement en politique en devenant membre du Parti radical.

En juin 1936, il devient le plus jeune ministre de La IIIe République dans Le gouvernement de Front Populaire de Léon Blum. IL reste à ce poste jusqu'en 1939, malgré La succession des différents gouvernements. Ministre de L'Education nationale et des Beaux-Arts. il initie des projets de réformes ambitieux pour démocratiser L'école et La culture. On Lui doit. entre autres. La création de l'ancêtre du CROUS, Les bibliobus. le musée de L'Homme. Le musée d'Art moderne et surtout. Le Festival de Cannes.

Jean Zay et ses deux filles, Catherine et Hélène, dans la cour privative, f 1942/. (Arch. Nat, Fonds Jean Zay: 667AP/141, photo n·938).

1942

Une cour privative

LA MAISON DE VERRE

Jean Zay et ses deux filles, Catherine et Hélène, dans la cour privative, f 1942/. (Arch. Nat, Fonds Jean Zay: 667AP/141, photo n·938).

1942

Jean Zay avec Hélène, sa fille cadette, dans la cour privative.(Arch. Nat., Fonds Jean Zay : 667AP/ 141 photo n° 955).

DATE

Pendant une partie de son enfermement. Jean Zay bénéficie d'un régime carcéral relativement souple. Il tente ainsi de mener une existence “normale”, partageant ses journées entre son épouse et ses filles, l'écriture et le travail.

Découvrir l''exposition
Malgré l'épaisseur de ses murs, la prison est une maison de verre. Il n'y a personne pour vous parler, mais tout le monde pour vous voir. Dans le lourd silence se devinent des yeux invisibles.

Jean Zay, Souvenirs et solitude, Belin, 2017

Témoignages

Jardins de prison

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Léon Zay (père de Jean), Catherine Zay (fille cadette de Jean), Jean Zay et Madeleine Zay (son épouse) installés devant la table de la cellule de Jean Zay à la maison d’arrêt de Riom (Arch. Nat., Fonds Jean Zay : 667AP/ 141 photo n° 934). 1942

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Sujet principal

TITRE DE L’HISTOIRE

Pendant une partie de son enfermement. Jean Zay bénéficie d'un régime carcéral relativement souple. Il tente ainsi de mener une existence “normale”, partageant ses journées entre son épouse et ses filles, l'écriture et le travail.

En juin 1936, il devient le plus jeune ministre de La IIIe République dans Le gouvernement de Front Populaire de Léon Blum. Il reste à ce poste jusqu'en 1939, malgré La succession des différents gouvernements. Ministre de L'Education nationale et des Beaux-Arts. il initie des projets de réformes ambitieux pour démocratiser L'école et La culture. On Lui doit. entre autres. La création de l'ancêtre du CROUS, Les bibliobus. le musée de L'Homme. Le musée d'Art moderne et surtout. Le Festival de Cannes.

En juin 1936, il devient le plus jeune ministre de La IlleRépublique dans Le gouvernement de Front Populaire de Léon Blum. Il reste à ce poste jusqu'en 1939, malgré La succession des différents gouvernements. Ministre de L'Education nationale et des Beaux-Arts. il initie des projets de réformes ambitieux pour démocratiser L'école et La culture. On Lui doit. entre autres. La création de l'ancêtre du CROUS, Les bibliobus. le musée de L'Homme. Le musée d'Art moderne et surtout. Le Festival de Cannes.

Voir le document

Citations de Jean Zay extraites de Jean Zay, écrits de prison, Belin éditeur; Préface, Antoine Prost. 1940-1944

JEAN ZAY DANS L'INTIMITE FAMILIALE

L'enfant Jean Zay

Jean et Jacqueline avec leurs parents sur un banc (1916)

Jean et Jacqueline avec leurs parents sur un banc en 1916

Jean et Jacqueline au jardin et sur un banc avec des raquettes de tennis (1915-1916)

Jean et Jacqueline au jardin et sur un banc avec des raquettes de tennis (1915-1916)

L'enfance de Jean Zay

Jean costumé en artilleur sur les épaules de son père et à côté de sa mère (janvier 1916)

Chapitre 3

Grande cour

Si vous n’avez jamais mis les pieds en prison, vous n’imaginez peut-être pas l’importance d’un bout de ciel. La cour, c’était ça : une bouffée d’air, un semblant d’extérieur dans un monde clos. C’est ici que les détenus se retrouvaient pour échanger, marcher en rond, faire un peu de sport ou encore faire circuler des messages par le biais des ‘yoyos’ – des systèmes ingénieux permettant de faire passer des objets ou des informations, entre les cellules, dans les cours, et parfois même depuis l’extérieur. Ici, les interactions humaines sont limitées, mais elles trouvent toujours un moyen de se réinventer.

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Chapitre 3

Grande cour

Les concertinas, comme une dentelle métallique autour de la grande cour et les reliquats de yoyos ajoutent du poids aux murs déjà écrasants de la grande cour.

Le système de "yoyo"" consiste à faire des gestes de pendule avec un drap déchiré afin de passer, à travers les barreaux,

des objets de cellule en cellule par les fenêtres. Cette technique constitue le meilleur moyen de faire circuler

des objets licites (shampooing et autres objets « cantinés ») et illicites (tabac, fil de fer, briquet, drogue, téléphones,

etc.) entre détenus. Il arrive parfois que l'objet se détache du yoyo et tombe parterre. C'est un système répandu en milieu carcéral qui instaure inéluctablement des petits échanges et trafics entre les étages.

Il reste des stigmates de ces échanges à la Maison d’arrêt que l'on observe trés bien à partir de la grande cour."


<surtitre>

Longer les murs de la grande cour en quête d'un extrait de ciel au beau milieu des concertinas et sous la violente omniprésence des regards des surveillants.

Dans les prisons d'hier et d’aujourd’hui on trouve des barbelés tranchants appelés concertinas.


La grande cour de promenade rassemble différents types de barbelés qui dissuadent de toutes tentative d'évasion.


Les concertinas, système de défense carcéral, sont des écueils d'objets en tous genres que les détenus tentent de se transmettre.

À 5 heures du soir, heure tiède où il me serait le plus agréable de m'asseoir dans la cour, on m'en
ferme la porte et je ne puis plus sortir de ma cellule.
Je montre à un surveillant le mur de six mètres de haut qui me clôt de toutes parts et je lui dis :
- « Que craint-on donc ? Comment serait-il possible d'enjamber cette muraille ? »
Il rit et me répond :
-« Détrompez-vous. Il y a quelques années, nous avons eu ici un assassin, un Algérien deux fois
condamné à mort. Un après-midi, pendant sa promenade, il réussit parfaitement à franchir ce mur.
Il ignorait évidemment qu'il retomberait de l'autre côté, non sur la place, mais dans le chemin de
ronde, au pied d'un mur semblable, et c'est là que nous l'avons retrouvé, une jambe cassée. »
Je contemple avec stupeur la muraille lisse et droite. Elle n'offre aucune prise. Cet homme s'est-il
arc-bouté dans un angle ? Mais comment s'élever de terre ? Il y a là un miracle... Je comprends
tout à coup cette expression de faits divers appliquées aux cambrioleurs : « les monte-en-l'air » ...
Que ne suis-je un monte-en-l'air. »

Jean Zay à propos de la cour :

La grande cour avec ses yoyos en perdition au milieu de l'entrelacement des concertinas.

Une des cours de promenade

Aujourd'hui la végétation prend possession des lieux.

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Chapitre 3

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La maison d'arrêt comptait une dizaine de mineurs. Ils étaient bien séparés

des autres détenus, notamment au niveau de la promenade,

puisqu'ils avaient une cour qui leur était propre. Les mineurs ont été transférés au centre pénitentiaire de Moulins et ont laisser place à un quartier "fin de peine".


<sur-titre>

Plan des façades depuis la grande cour

Lecture de façade depuis la cour

Les oeilletons de surveillance de la grande cour taillés dans la masse de la pierre volcanique de Volvic

Vue de l'oeilleton sur la grande cour

USK - André S

USK - Claude Picard

USK - Sylvie Lebon

USK - Fanch


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Chapitre 3

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Le bâtiment a été en constante évolution. Le plan des cours et courettes, les pans de toitures et dallages en témoignent. Cependant, on note que la grande cour n'a pas été modifiée à l'exception de l'ajout d'un apprenti.

Chapitre 4

Celulle Homme

Quand on pense cellule, on voit une petite pièce individuelle, mais ici, c’était bien plus que ça. Avant, c’étaient des chauffoirs collectifs, des dortoirs où l’on pouvait se retrouver à douze, seize parfois, avec un seul point d’eau. On le voit ici, les cellules de la maison d’arrêt demeurent tout de même des cellules collectives avec 3 lits superposés et même parfois des détenus qui dormaient au sol.

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Chapitre 4

Celulle Homme

Jean Zay entre en détention à la Maison d'arrêt de Riom dès le 7 janvier 1941.

Au début, son traitement fut le même qu'un détenu de droit commun. Puis son

statut se mua en un statut proche de celui d'un prisonnier politique. C'est ainsi

qu'il a le droit de recevoir des visites de sa famille et de ses amis. Son régime

fut plus rude après l'évasion du général de Lattre. En 1942,il a était témoin, au

gré des bruits et tumultes de la prison, du procès de Riom. Au grés de ces

écrits, il décrit comment Daladier, Blum, Gamelin, Jacomet et La Chambre qui

disposaient de cellules "VIP" à l'écart des autres

détenus, durant les 4 jours d'audience.

« Aujourd’hui, première audience du « grand procès » devant

la Cour suprême. Hier soir, les cinq accusés étaient attendus

à la maison d’arrêt et, une fois de plus, les cinq cellules

« réservée » avaient été mises soigneusement en état.

Mais personne n’est venu. »

Jean Zay à propos de ses retrouvailles avec sa famille dans sa cellule à Riom :

« Ce matin donc, à onze heures moins dix exactement, s’est produit l’évènement si heureux pour moi que,

jusqu’à la dernière minute, je n’arrivais pas à y croire : ma porte s’est ouverte et j’ai vu apparaître d’abord,

la Cathou, précédant impatiemment sa maman et sa petite sœur ! je ne vous décrirai pas notre joie à nous

quatre ! […] A l’idée, que demain matin je vais les revoir, ma soirée solitaire prend un tout autre aspect ! »

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Les carnets de Marcel Bernard sur papier à cigarettes.

La chauffoir et ses lits superposés

Le mois de février de Marcel Bernard

La toilette selon Marcel Bernard

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Les cellules hommes autrefois

Une cellule de la Maison d'arrêt de Riom

Une cellule de la Maison d'arrêt de Riom

Une cellule de la Maison d'arrêt de Riom

Une cellule de la maison d'arrêt de Riom aujourd'hui

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Chapitre 4

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« Le péril grave qui plane sur le prisonnier, surtout s’il était habitué aux besognes intellectuelles, c’est la

perte de la confiance en soi et du goût du travail. En cellule, sans travail utile, sans occupation obligatoire,

la tentation est grande de tuer le temps par l’inertie, de raccourcir la journée en restant au lit.

Le captif clairvoyant fera l’effort de se lever de bonne heure et de se créer de menus travaux auxquels

il donnera, quelle que soit la nature, le caractère d’une impérieuse obligation. » ...« Malheur à celui sur

lequel se referme la porte de la prison et qui n’a point de vie intérieure, qui ne saura pas s’en créer !

A moins qu’il ne soit une simple brute, toutes les souffrances l’attendront et se multiplieront à l’envi. »

Jean Zay 11 mars 1942


<sur-titre>

Plans et autres coupes de la Maison d'arrêt du XIXème siècle

1896 : Projet de modification du rez-de-chaussée de la Maison d'arrêt de Riom

1896 : Projet de modification de la Maison d'arrêt de Riom, avec au centre l'aménagement d'une cellule

Plan des cellules et plan des extensions (en noir sur le plan)

Les cellules telles qu'elle étaient à la fermeture de la maison d'arrêt en 2016

Une porte de cellule

Les graffitis marquent le "derme" des murs et portes des prisons comme les tatouages marquent le derme des détenus.

Couloir desservant les cellules du premier étage

L'agencement d'une cellule type en 2016, au moment de la fermeture de la maison d'arrêt.

Les détenus surveillés par l'oeilleton creusé dans la masse du mur de la cellule

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Chapitre 4

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Jean Zay à propos de sa cellule (lettre à son père 1941) :

« Le petit domaine qui m’est assigné : la cellule (très grande au surplus) flanquée d’une courette

de promenade, ressemble très exactement au logement des fauves au zoo, qui sont à Vincennes,

ce qu’on fait de mieux en matière de zoo : ils ont la liberté de se promener dans leur cour, quand il fait beau

ou de rester dans leur abri quand il fait mauvais temps. Et la similitude est si étrange que, lorsque je me

promène dans la courette, je lève instinctivement les yeux vers le sommet des trois grands murs pour voir

s’il n’y a pas des promeneurs ou des curieux qui me regardent et vont me jeter quelque friandise. »


Reprise d'ouverture

Les cellules se dotent de sanitaires

Importants travaux dans les cellules en 2005

Reprise générale des cellules en 2005

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Chapitre 4

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Au cri de ralliement "Maquis, maquis!" le 13 août 1944, toutes les portes des cellules des détenus se sont ouvertes les entrainant vers la sortie. Dans la nuit du 13 août 1944, les résistants du FTPF et MUR mènent l'évasion de 90 détenus. Un commando de 77 hommes partent de Saint-Georges-de-Mons déguisés en hommes de la gestapo. Ils parviennet à duper les gardiens de la prison qui avaient été informés de leur venue imminente mais pour un autre motif. Les prisonniers sont libérés en 15 minutes et ils s'engouffrent alors dans des cars et camions qui les menent en sécurité au camp de Chambonnet (commune de Sauret-Besserve, camp FTP).

Lire la chronique
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Chapitre 4

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Marcel Bernard, résistant, a été emprisonné à Riom en 1944. Il a réalisé des carnets de dessins constitués de feuilles de papier à cigarettes. Il y a représenté son environnement et son vécu carcéral.

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Chapitre 4

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Au gré de l'évolution de la réglementation de l'enfermement en milieu carcéral, les cellules collectives ont été transformées en cellule individuelles par subdvision

des espaces existants. La maison d'arrêt s'est adaptée à l'augmentation de la population et de l'évolution des

usages.


Chapitre 5

Cellule Femme

Petit à petit, la surpopulation carcérale a conduit à la création de quartiers mixtes dans les maisons d’arrêt, et celle de Riom n’a pas échappé à cette évolution. Un quartier pour femmes a ainsi été aménagé, totalement isolé du reste de l’établissement. Les cellules, plus spacieuses que celles des hommes, pouvaient accueillir jusqu’à six détenues. Ce quartier était également équipé d’espaces communs, d’une salle de douches et d’une aire de promenade.

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Chapitre 5

<titre>

Les femmes étaient surveillées par des

gardiennes qui les accompagnaient lors

d'activités qui se tenaient dans la cour.


Portrait de Colette Sellier issu de l'exposition

"Ne pas subir"

Cela fait 2 fois que la guérison n'a pas pu être réalisée pour moi"

Lettre interceptée par l'administration

pénitenciaire en 1944

<sur-titre>

Témoignage autour de l'enferment des femmes en milieu carcéral

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<titre>

Un rapport sénatorial de 2009 fait état du fait que les femmes sont en minorité en milieu carcéral (3,5% de la population carcéraleen france) et qu'historiquement les prisons sont conçues pour des hommes et que peu d'établissment sont destinés au femmes. Ainsi les femmes sont souvent éloignées de leurs familles et souffrent de solitude.

<citation>

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Chapitre 5

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Les femmes avaient leurs quartiers car la mixité n'était pas de mise. Aujourd'hui elle ne l'est toujours pas sauf pour quelques activités. La surveillance des femmes est assurée par des surveillantes.

Votre petit Bruno va bien

Message d'une détenue intercepté par l'administration

pénitenciaire en 1944

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Chapitre 5

<titre>

Aujourd'hui encore il possible de s'imaginer comment s'organiser la vie

des détenues en cellule. Placée au centre de la pièce une table, et contre

les murs des lits superposés et un point d'eau.


Chapitre 6

Bibliothèque

Cet espace était à l’origine une chapelle, située au bout du couloir, un choix de l’architecte Aymon Mallay, qui voulait  symboliser cette volonté de réinsertion. Au fil des années, cet endroit a évolué en bibliothèque : celle des hommes au rez-de-chaussée et celle des femmes à l’étage, après l’ajout d’un plancher. Cette transformation a modifié la vue verticale typique de la chapelle et coupé les vitraux, mais l’esprit de cet espace, entre le sacré et le savoir, demeure.

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Chapitre 6

Jean ZAY

<description>

La bibliothèque a été créée à la suite de la fermeture pour travaux de la Maison centrale en 1984. Elle a récupéré le fonds et le matériel de cette dernière.D'abord installée dans l'espace libéré par deux anciennes cellules, elle est réinstallée en 1996 dans la chapelle. Le fonds a été augmentée par des dons des désherbages de la bibliothèque de Riom et du Comité d'entreprise Michelin. On y trouve environ 3500 ouvrages. Le lectorat est de 70% de la population pénale. La Commune de Riom a signé une convention avec l’administration pénitentiaire pour animer la bibliothèque et former les détenus bibliothécaires.

En 1858, dessin du projet d'aménagement des baies de la chapelle

Baie de l'ancienne chapelle devenue bibliothèque

La lumière au travers d'une baie de la chapelle aujourd'hui

Triptyque de baies plein cintre


Tryptique de baies


Baie de l'étage


Vue aérienne de la maison d'arrêt avec la chapelle au premier plan


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BIBLIOGRAPHIE

La chapelle a été transformée en bibilothèque et une bibilographie vous st proposée;

<citation>

<sur-titre>

Les femmes en milieu carcéral

L’une des premières femmes a raconté son expérience carcérale.

Ses écrits sur la prison sont publiés après sa mort dans

Le Times, journal de prison 1959, éditions Sarrazin, 1972


<citation>

<sur-title>

REVUE DE PRESSE PROCéS DE RIOM

Les échos du procès de Riom dans la presse allemande

<citation>

<sur-title>

REVUE DE PRESSE

Petit tour de presse

<citation>

Chapitre 7

Chemin de ronde

Le chemin de ronde, clos et étroit, s’étend entre deux murs d’enceinte de plus de cinq mètres, surmontés de barbelés militaires. Franchir ces obstacles relevait de l’impossible, rendant toute évasion quasi inenvisageable. C’est pourtant ici, du côté de la rue de Valmy, que le Général De Lattre de Tassigny aurait réussi à s’échapper, à l’aube du 3 septembre 1943. Si les historiens remettent aujourd’hui en question le récit exact de son évasion, l’exploit reste spectaculaire : quelques mois plus tard, il rejoignait Londres, prenait part au débarquement de Provence et signait l’armistice au nom de la France.

Qui est le général de Lattre de Tassigny et quel est son lien avec la maison d'arrêt de Riom ?

Jean de Lattre est né en 1889 en Mouilleron-en-Pareds et intégre l'école militaire de Saint-Cyr en 1908. Il est un jeune officier durant la guerre de 1914-1918 et en 1939 il est promu génral et il est le plus génral de France. En novembre 1942, il refuse de suivre l'ordre donné par le gouvernement de l'Etat français de ne pas combattre et il est alors immédiatement arrêté.


<sur-title>

<title>

Panneau issu de l'exposition "Ne pas subir" présentée au public en mai 2025 à la Maison d'arrêt.

Les outils ayant servis à l'évasion de De Lattre

Le plan d'évasion du général De Lattre

<sur titre>

La maréchale De Lattre raconte l'évasion de son mari dans l'émission "La maréchale de Lattre se souvient" - Source INA

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Le système défensif autour du chemin de ronde tel qu'il subsiste aujourd hui


La passerelle qui séparait les cours permettait aux gardiens de faire leur ronde de surveillance.

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"En juillet 1951, Jean De Lattre savait où il allait reposer. durant cet été, il fit creuser deux caveaux, de part et d'autre de celui de Bernard" Simonne De Lattre,dans Jean De Lattre mon mari, 1945-1952, Presse de la Cité 1972

<sur-title>

<titre>

Le récit de l'évasion de de Lattre : réalité ou légende ? La version de Louis Grave, résistant.

Ce que rapporte Louis Grave dit le Loï e l'évasion de de Lattre

"Je l'ai bien vu sortir par la porte princiaple avec ses deux gardiens, le GMR Leblanc et le gendarme "Bouboul (...) on dit qu'il s'est enfui en passant par dessus le mur d'enceinte, mais c'est pas vrai. Je le laisserai jamais dire.

<sur titre>

Louis Roech, chauffeur du général de Lattre raconte l'évasion dans l'émission "Les dossiers de l'écran" (1972) - Source INA

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C'est à partir de la passerelle qui séparait plusieurs cours que les gardiens veillaient sur les promenades des détenus. Cette vue date de 2004 et la guérite n'existe plus aujourd'hui.

Au premier plan, la passerelle de séparation entre les cours et on peut apercevoir en arrière-plan, le mur de la prison et le mur d'enceinte. Entre ces 2 installations, le chemin de ronde qui génralement était recouvert de gravier afin que les détenus entendent les pas des surveillants.

Accès au chemin de ronde en 2008

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Jean Zay était emprisonné à Riom en même temps que le général De Lattre mais ils n'eurent que peu d'interactions si ce n'est quelques politesses autour de prêts d'arrosoirs. En effet, dans leur cour ils disposaient tous deux d'une plate bande où ils faisaient pousser quelques fleurs et légumes. Jean Zay qui a croisé rapidement de Lattre dans un couloir alors qu'il allait à la douche, a dit de lui : "« Tiens, le recrutement s’améliore…Voici enfin un hôte distingué, sans doute quelque cambrioleur mondain ou un escroc de bonne extraction… Quand j’interrogeais mon gardien : « C’est, me dit-il, le général de Lattre de Tassigny. »

<sur-title>

A propos de l'évasion de Delattre.

La cellule d'où s'est enfuit de Lattre


La fenêtre de sa cellule dont il a scié les barreaux

De Lattre "s'est fait la belle" par le chemin de ronde

Le chemin de ronde en 2004

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Au premier plan, la passrelle de séparation entre les cours et en arrière-plan le mur de la prison et le mur d'enceinte. Entre ces 2 isntallations, le chemin de ronde recouvert de gravier au sol afin que les détenus entendent les pas des gardiens.

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Du plan d'évasion à la sortie rue Valmy

Le plan d'évasion fourni par la Maréchale Simonne de Llattre

La rue Valmy : la voie vers la liberté, Plaque à la mémoire du général Jean De Lattre

L'avis de recherche


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Merci

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Épilogue

Souterrain

Ce tunnel, emblématique de la maison d’arrêt, servait de passage sécurisé pour transférer les prévenus de la maison d’arrêt au tribunal de Riom, situé à seulement 150 mètres. Ce choix stratégique de proximité entre la prison et le tribunal expliquait l’efficacité et la sécurité de ces transferts jusqu’à la fermeture de la maison d’arrêt. Il a vu passer les célèbres prévenus du procès de Riom en 1942, tels que Léon Blum, Édouard Daladier, ou d’autres responsables de la IIIe république comme Georges Mandel. Le tunnel a également été le théâtre d’évasions, comme celle des quatre prisonniers le 31 décembre 1944. Aujourd’hui, il reste préservé dans son état d’origine, témoin silencieux de l’histoire de la prison et des événements marquants qui s’y sont déroulés.

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Chapitre 1

FAITS DIVERS

En 1949, un procès civil a secoué le tribunal de Riom : le procès de Simone Wadier. Simone Wadier était l'assistante de M. David qui dirigeait une école une maison de repos pour enfants et qui fut retoruvé mort dans son lit. On crut tout d'abord à une crise d'épilepsie fatale, mais la présence de traces suspectes sur le cou du défunt conduit à penser que Simone Wadier aurait assassinné M. David. Cette affaire a passionné les foules, le monde judiciaire et la presse qui a qualifié le traitement infligé à Simone Wadier de "tourture par le temps" puisqu'elle aurait été interrogée debout pendant 28 heures, la conduisant ainsi à avouer un assassinat qu'elle n'aurait pas commis.


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intro

A l'occasion du procès de Riom en 1942, le photographe André Zucca couvre

l'évènement et offre un témoignage iconographique de la ville de Riom et plus

particulièrement de la maison d'arrêt et de l'accès au souterrain qui permettait

une connexion directe et sécurisée avec la Maison centrale

Le tunnel est encore aujourd'hui un lieu qui impressionne par sa longueur et sa largeur (équivalente à celle de 3 personnes : deux gardiens et un détenu

Pour se rendre compte de la distance parcourue par le souterrain qui mène de la Maison d'arrêt au Palais de justice (vue aérienne IGN 1951)

A 13 heures je les entends encore se rendre à l’audience.
Le bruit s’engouffre au loin dans le souterrain. Bref tumulte, comme celui sans doute du procès
lui-même et que suit sans transition un silence plus épais.

Lors procès de Riom s'est ouvert le 19 février 1942,

les détenus étaient menés au Palais de Justice par le souterrain.

Jean Zay évoque cette période au travers de lettres et autres écrits.

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LE PROCES DE RIOM

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Edmond Louveau


Henri Claudel


Claude Guérin

Jean Jouan


Alexandre Tersarkisoff


Télégramme avis de recherche des évadés

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LE PROCES DE RIOM

En 1942, s'est tenu le Procès de Riom voulu par le régime de Vichy sous l'autorité du Maréchal Pétain.

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LE SOUTERRAIN : CHEMIN DE LA LIBERTE

Avis de recherche des évadés de décembre 1943


Des détenus activement recherchés


Un télégramme notifiant la recherche des évadés

La maison d’arrêt reçoit une dizaine de réfractaires au travail forcé chez l’ennemi qui, après avoir vécu plusieurs semaines dans les bois, ont pris d’assaut la gendarmerie d’Arlance pour délivrer l’un de leurs camarades. Des coups de feu ont été échangés ; un gendarme a été tué. C’est du moins ce que disent les journaux. Leur arrestation et leur incarcération ce sont accompagnées d’un incroyable déploiement de forces : à peu près trois gardes mobiles par prisonniers, doubles menottes, mitraillettes dans les couloirs, etc. Parmi eux se trouvent, dit-on, un ou deux repris de justice mêlés à des fils d’excellentes familles dont le patriotisme, comme chez tant d’autres, s’est révolté. Ils comparaîtront dans quatre jours devant le tribunal spécial, après une instruction sommaire, assistés d’un avocat d’office, et les surveillants assurent qu’il y aura plusieurs condamnations à mort. Les accusés ont été placés dans le local réservé aux prévenus, à côté de ma cellule, et le soir, lorsqu’on les mène au dortoir, je les vois passer en file indienne. Ils sont tous très jeunes, presque des enfants. Je ne puis m’empêcher de penser que ce sont peut-être là les derniers jours de ces futurs condamnés, mais leurs traits ne reflètent nulle émotion. Si cette impassibilité ne s’explique pas par la jeunesse, elle dénote un grand courage. J’essaie de distinguer les visages purs des visages impurs. C’est impossible. Encore qu’ils ne se ressemblent guère entre eux, sinon par leurs têtes rasées, leurs expressions ne révèlent qu’une égale sérénité. Est-ce parce qu’un sort et un péril communs les ont identifiés les uns aux autres ? Est-ce la communauté de leurs pensées actuelles ou simplement la fraternité de la jeunesse ?

Le 9 juillet 1943, la maison d'arrêt reçoit 10 réfractaires au travail forcé

chez l'ennemeni : les réfractaires d'Arlanc, nom d'une commune altigérienne.

Ce que Jean Zay consigne dans son ouvrage Souvenirs et Solitude :

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Les réfractaires d’Arlanc ont pris hier la clef des champs, dans des circonstances ébouriffantes qu’on croirait empruntées à un vieux film américain. Depuis leur arrivée, ils étaient l’objet d’une surveillance exceptionnelle. Le 13 juillet, jour de leur procès, il y eut pour les mener à l’audience, une petite mobilisation. La grille du couloir ne s’entrebâillait que pour les laisser passer un à un ; aussitôt quatre gendarmes encadraient chaque accusé. Le souterrain fut emprunté pour éviter de paraître dans la rue. (Le tribunal spécial ne prononça que des peines de travaux forcés à temps et Vichy en fut à ce point déçu qu’après avoir mené un grand tapage de presse autour de cette affaire, on en tu le dénouement judiciaire.)

Cependant, il n’y avait hier qu’un brigadier et deux surveillants de la maison centrale pour venir chercher les condamnés et assurer leur transfert à Eysses. Et il suffit d’un scénario bien machiné, avec faux inspecteurs de police, faux gendarmes et faux papiers, pour amener la petite escorte à descendre du train en cours de route, sous prétexte d’un changement d’itinéraire, la réduire à l’impuissance et délivrer les prisonniers. Un facteur condamné à huit ans de travaux forcés pour faux et usage de faux, qu’on avait joint au convoi, a profité de l’aubaine. Ce rescapé de surcroit doit en rester ébahi…
Le brigadier et les deux surveillants ont été immédiatement arrêtés et écroués. Ils protestent de leur bonne foi et tournent mélancoliquement dans cette cour où si souvent ils ont eux-mêmes gardé les détenus. Ces derniers, devenus leurs voisins et leurs égaux, les regardent sans indulgence : « Chacun son tour », murmure l’un deux entre ses dents.

Les réfractaires d'Arlanc ont été transféré au tribunal par le souterrain

ce que Jean Zay décrit dans son ouvrage Souvenirs et solitude :

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