Jean Zay entre en détention à la Maison d'arrêt de Riom dès le 7 janvier 1941.
Au début, son traitement fut le même qu'un détenu de droit commun. Puis son
statut se mua en un statut proche de celui d'un prisonnier politique. C'est ainsi
qu'il a le droit de recevoir des visites de sa famille et de ses amis. Son régime
fut plus rude après l'évasion du général de Lattre. En 1942,il a était témoin, au
gré des bruits et tumultes de la prison, du procès de Riom. Au grés de ces
écrits, il décrit comment Daladier, Blum, Gamelin, Jacomet et La Chambre qui
disposaient de cellules "VIP" à l'écart des autres
détenus, durant les 4 jours d'audience.
« Aujourd’hui, première audience du « grand procès » devant
la Cour suprême. Hier soir, les cinq accusés étaient attendus
à la maison d’arrêt et, une fois de plus, les cinq cellules
« réservée » avaient été mises soigneusement en état.
Mais personne n’est venu. »